Questions sur le bébé et l'enfant

1.  Faut-il systématiquement montrer son enfant à l'ostéopathe ? bebe-03
2.  La constipation de l'enfant allaité
3.  Et si l'enfant est vraiment constipé ?
4.  Tétine et succion du pouce
5.  Le torticolis congénital
6.  Ostéopathie et plagiocéphalie
7.  L'ostéopathie pour la scoliose
8.  L'ostéopathie pour les appareillages dentaires
9.  L'ostéopathie dans la dyslexie
10.  L'ostéopathie dans la trisomie 21
11.  L'ostéopathie et l'enfant handicapé

AvertissementFleche-Haut


Le but de ce site est de vous informer. Les points de vue, commentaires et renseignements fournis ne sont en aucun cas des recommandations de traitement, ni des diagnostics, ni des prescriptions.

  • En cas de malaise important ou de maladie, consultez d'abord un médecin ou un professionnel de la santé compétent pour l'évaluation de votre état de santé et l'orientation vers les praticiens ou services adaptés à votre cas.
  • Nous apportons le plus grand soin à la rédaction et à l'exactitude des renseignements proposés sur ce site, mais ne pouvons être tenus pour responsables des conséquences de l'utilisation incorrecte de ces renseignements.
  • Ajoutons que les décrets d'application de mars 2007 n'autorisent la pratique de manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois qu'après établissement d'un diagnostic médical attestant « l'absence de contre-indication médicale à l'ostéopathie. »

Fleche-HautFaut-il montrer systématiquement son enfant à un ostéopathe ?


D'après ce qui est développé dans le site, il faudrait montrer son enfant systématiquement à un ostéopathe après la naissance. N'est-ce pas un peu abusif, et rendre, comme tente de le faire le système médical, dépendant d'un autre système ?

Oui, même si tout s'est bien passé et si l'enfant va bien, je suis certain que c'est une bonne mesure.
Lorsque l'on m'amène de tels enfants (en général ce sont des parents qui connaissent l'ostéopathie et qui désirent s'assurer que leur enfant n'a pas de problème non vu), je trouve toujours quelque chose à faire.
C'est mineur, mais cela permet de mettre le système crânio-sacré du bébé à l'optimum.

Fleche-HautLa constipation de l'enfant allaité ?


Mon bébé a 1 mois, il est allaité depuis la naissance, tout allait bien et il est devenu soudain constipé. L'ostéopathe peut-il y faire quelque chose ?

Ce que vous appelez constipation n'en est peut-être pas

Chez les bébés allaités, les selles sont habituellement fréquentes, plusieurs par jour, les 4 à 6 premières semaines de vie. Il arrive parfois que de façon assez soudaine, sur quelques jours, certains enfants présentent ce que l'on appelle des selles rares d'enfant au sein.

Ils font des selles tous les trois, quatre, huit jours et même parfois de façon encore plus rare. Il ne semble y avoir aucune explication à ce phénomène.

  • L'enfant a donc plus d'1 mois, il est allaité exclusivement, va bien, supporte sans aucun trouble de ne pas aller à la selle.
  • Il n'est pas ballonné, ne vomit pas, a des gaz, ce qui démontre qu'il ne s'agit pas d'occlusion intestinale.
  • Il urine très bien, comme d'habitude, car il boit comme d'habitude.
  • Il continue à grossir, ne se plaint de rien.
  • Simplement, les jours passent et il n'émet pas de selles.
  • En général l'inquiétude parentale augmente jusqu'au jour où les selles arrivent, et là il vaut mieux prévoir un bain et un paquet de couches car il y en aura partout !
  • L'abondance des selles, toujours molles, confirme que cette situation est bénigne.
  • Cela peut se répéter à plusieurs reprises, et puis les selles redeviendront plus fréquentes sans que l'on puisse comprendre pourquoi.

Ne rien faire de particulier, l'enfant n'est pas constipé. Donc, inutile

  • que maman se mette à boire des litres d'eau Hépar, ou de jus de pomme ;
  • d'abreuver bébé de jus d'orange, de pruneaux ou de quelque médicament ;
  • inutile d'aller perturber sa flore intestinale avec un produit autre que le lait maternel.

Pas de crainte pour l'avenir

L'enfant n'aura plus tard aucun problème intestinal ni de constipation (qui se définit par des selles dures, en billes, difficiles à émettre et qui peuvent être à l'origine de fissures anales et de saignement local).

  • ses selles ne sont pas dures, déshydratées,
  • elles sont là, liquides, mais ne sortent pas.
  • Ici, l'ostéopathe n'a rien de bien utile à vous proposer.

Un lien utile : Constipation et lait maternel sur le site lllfrance

Fleche-HautEt si l'enfant est vraiment constipé ?


Je n'allaite pas mon enfant et il présente vraiment des épisodes de constipation qui m'inquiètent. L'ostéopathie y peut-elle quelque chose ?

S'agit-il de véritable constipation ?

  • La véritable constipation se définit par des selles dures, en billes, difficiles à émettre et qui peuvent être à l'origine de fissures anales et de saignement local.
  • Elle n'est pas rare chez l'enfant allaité au lait artificiel.

Vérifier s'il n'y a pas intolérance alimentaire

  • Chez le nourrisson encore au biberon, la première chose à faire est sans doute de vérifier que votre enfant n'est pas intolérant au lait que vous lui donnez ou au lait de vache.
  • Chez l'enfant plus âgé, dont l'alimentation est diversifiée, outre l'intolérance au lait de vache, il convient de s'assurer d'un apport de fibres et de liquides suffisant.

Besoin de l'ostéopathe ?

  • Le service de l'ostéopathe peut se justifier si les ajustements et corrections des paramètres alimentaires ne donnent rien.
  • Il peut exister des anomalies dans la structure crânienne, vertébrale ou digestive de l'enfant qui, une fois améliorées permettront à la fonction digestive de reprendre son cours normal.

Fleche-HautTétine et succion du pouce


J'ai lu beaucoup de choses sur les effets néfastes de la succion du pouce, ou l'utilisation de la tétine. Qu'en pense l'ostéopathe ?

tetine-01Plusieurs théories s'affrontent sur le sujet, concernant les méfaits éventuels de la succion du pouce et de la tétine et sur les solutions à proposer.

  • Il est probable que la succion du pouce provoque ou aggrave la tendance au palais creux.
  • Quant à la tétine, si elle est de forme anatomique comme les tétines actuelles, elle ne présente pas le même inconvénient pour le développement du palais de l'enfant.

Pour quelles raisons ?

Quoi qu'il en soit, le véritable problème ne se situe pas tant au niveau des déformations potentielles pouvant apparaître sur la face, qu'au niveau des raisons qui poussent l'enfant à téter son pouce ou une tétine.

  • Il y a très certainement un effet palliatif (la succion est une activité essentielle qui peut apporter du réconfort).
  • L'appui du pouce sur le palais peut apporter à l'enfant dont le système crânien est serré un point d'appui permettant un soulagement des tensions internes.

Quel comportement adopter ? Encourager, dissuader, empêcher ?

  • Lorsque l'enfant s'est engagé dans le schéma de succion du pouce ou de la sucette, il est difficile de revenir en arrière, sans provoquer une situation conflictuelle et de l'inconfort, pas forcément indispensables…
  • Un suivi ostéopathique peut être intéressant pour éviter que le palais ne devienne trop creux.
  • Si un appareillage dentaire devient nécessaire, le mieux est de suivre alors le protocole proposé dans ce site.

Le torticolis congénitalFleche-Haut


On dit que l'ostéopathie peut faire quelque chose pour les enfants atteints de torticolis congénital. Est-vrai ?

« Torticolis », voilà un nom qui dit bien ce qu'il veut dire (cou-tordu).

  • On le dit congénital, parce qu'il existe dès la naissance.
  • Il se manifeste par une position figée de la tête, inclinée d'un côté, et tournant plus facilement du côté opposé.

Son origine

L'ostéopathe considère que le torticolis congénital est consécutif à des contraintes mécaniques de compression imposées sur la base du crâne (parties condylaires),    par malposition intra-utérine (crise du logement),

  • par une compression de fin de grossesse,
  • par la naissance elle-même.

La compression de la base provoque une irritation unilatérale du nerf spinal (XIe nerf crânien), ce qui conditionne une contracture de muscles de la nuque (notamment, le sterno-cléido-mastoïdien).

Le torticolis congénital peut être ou non associé à une plagiocéphalie.

structure-01Ses conséquences

  • Structurelles : l'enfant vit et grandit avec la tête de travers.
  • Le risque est également qu'une position figée de la tête ne le fasse reposer toujours du même côté lorsqu'il est allongé, provoquant ou aggravant une plagiocéphalie positionnelle.
  • Fonctionnelles : la rotation de la tête est limitée d'un côté. Cela peut avoir des conséquences gênantes dans l'allaitement maternel. Un côté est plus problématique.
  • À plus long terme, la dissymétrie maintenue sur la base du crâne peut être à l'origine de problèmes d'occlusion dentaire et de scoliose.

Que peut faire l'ostéopathie ?

  • Sur le plan ostéopathique, le traitement est relativement facile et efficace.
  • Il consiste à décomprimer la base du crâne, à la remodeler pour lui rendre sa symétrie.
  • Il est d'autant plus efficace et rapide que l'enfant est vu rapidement après la naissance.
  • Plus on attend, plus les structures se figent et s'organisent dans leur malposition et plus il devient difficile de modifier la forme.
  • Le traitement ostéopathique doit parfois être associé à un traitement de kinésithérapie.

La plagiocéphalieFleche-Haut


On dit que l'ostéopathie peut faire quelque chose pour les enfants atteints de plagiocéphalie. Est-vrai ?

Le mot vient du Grec plagios (oblique) et kephale (tête). Il s'agit d'une déformation asymétrique de la tête, plate postérieurement d'un seul côté ou des deux.

Deux types de plagiocéphalies, de nature différente

  • La plagiocéphalie sur craniosténose : soudure prématurée des sutures crâniennes du nouveau-né. Ce type de plagiocéphalie n'est pas du ressort de l'ostéopathe. Elle peut nécessiter le recours à la chirurgie. Elle est heureusement rare.
  • La plagiocéphalie positionnelle (ou plagiocéphalie posturale) : de loin la plus fréquente, il s'agit d'une déformation bénigne du crâne du nouveau-né.

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Plusieurs formes de plagiocéphalies

Son origine n'est pas totalement élucidée

  • Les ostéopathes avancent l'idée de contraintes mécaniques : crâne de l'enfant maintenu dans une position pendant trop longtemps, ce qui  modèle son développement (la jeune pousse courbée).

Ses conséquences

  • La principale est la création d'anomalies dans l'occlusion dentaire et la création d'une scoliose.
  • Il y a, bien évidemment des conséquences d'ordre esthétique.
  • Dans la plagiocéphalie positionnelle, le développement psycho-moteur de l'enfant est rarement perturbé.

Que peut faire l'ostéopathe ?

Le traitement ostéopathique est, en esprit, très proche de celui du torticolis. 

  • Il consiste à décomprimer la base du crâne, à la remodeler pour lui rendre sa symétrie.
  • Il est d'autant plus efficace et rapide que l'enfant est vu  rapidement après la naissance.
  • Plus on attend, plus les structures se figent et s'organisent dans leur malposition et plus il devient difficile de modifier la forme.
  • Le traitement ostéopathique doit parfois être associé à un traitement de kinésithérapie (notamment s'il y a torticolis).
  • Dans le traitement tardif (après 3 mois) il ne faut pas espérer récupérer la forme (même si des améliorations sont encore possibles).
  • Mais permettre aux structures de retrouver leur plasticité naturelle ou de s'en rapprocher est toujours positif pour aider le développement harmonieux des fonctions associées.Remonter

Quelques idées reçues à dissiper

  • ce n'est pas la position de la tête sur l'oreiller qui crée la plagiocéphalie, mais elle peut la fixer ou l'aggraver ;
  • dormir sur le dos ne crée pas la tête plate [1] (il y a des siècles que les enfants dorment sur le dos, sans pour autant avoir la tête plate) ;
  • lorsque la plagiocéphalie existe, la tête de l'enfant a tendance à se placer dedans, ce qui peut aggraver le phénomène.

Quelques conseils

  • Si l'enfant présente une plagiocéphalie postérieure (arrière de la tête plate), éviter la position sur le dos. Le coucher alternativement sur un côté.
  • S'il faut éviter la position sur le ventre pendant le sommeil dont on sait qu'elle peut favoriser la mort subite du nourrisson, elle peut être utilisée lorsque l'enfant est éveillé (elle stimule les muscles érecteurs du rachis).
  • Si la plagiocéphalie est latérale, placer une butée (rembourée) pour que la tête de l'enfant ne puisse «tomber» de ce côté, et/ou le faire dormir de l'autre côté.
  • Stimuler la rotation de la tête de l'autre côté : disposer le lit dans la chambre de telle façon que la lumière arrive du côté opposé à l'aplatissement, de même pour les objets d'intérêt pour l'enfant : jouets, mobiles, la cuillère, visages familiers, etc.
  • Une aide possible avec le Bibed, un matelas de mousse préformé qui sert de couchage jour et nuit. C'est un couchage multifonctionnel adapté aux nouveau-nés et spécialement conçu pour leur confort et leur sécurité en position couché sur le dos. Un dispositif de formes originales positionnent le corps du bébé pour une optimisation des fonctions de digestion, de respiration et de sommeil.

[1] Dr Jean-Marc Retbi : [[http://www.osteopathie-france.net/essai/plagio/68-bebedos]

La scolioseFleche-Haut


On dit que l'ostéopathie peut faire quelque chose pour prévenir ou traiter la scoliose. Est-vrai ?

La scoliose est une déviation latérale de la colonne vertébrale.

On décrit classiquement deux types de scoliose, la scoliose bénigne encore appelée attitude scoliotique et la scoliose grave ou idiopathique.

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Schémas de différentes courbures scoliotiques

La scoliose idiopathique

On ne connaît pas vraiment l'origine de cette scoliose. Les tenants de la théorie crânienne pensent qu'elle se fonde bien souvent sur de graves altérations du mécanisme crânio-sacré, la plupart du temps secondaires

  • à une fin de grossesse difficile (une compression intra-utérine du foetus),
  • une naissance difficile,
  • un traumatisme important de la petite enfance. L'examen palpatoire ostéopathique retrouve presque toujours une compression des os de la base du crâne, parfois dans certaines zones vertébrales, associées à de très fortes tensions de la dure-mère.

Ces altérations font qu'au moment de la poussée de croissance de la puberté, les tissus vertébraux ne peuvent se développer de façon harmonieuse, les zones de restriction freinant la croissance (phénomène de la jeune pousse courbée).

La scoliose bénigne

Cette scoliose est habituellement décrite comme consécutive à une bascule du bassin secondaire au raccourcissement d'un membre inférieur.

  • Si la bascule du bassin a pour origine une vraie différence de longueur des membres inférieurs, le port d'une talonnette se justifie, et permettra de compenser le déséquilibre.
  • Mais le plus souvent, ce déséquilibre résulte d'une altération du mécanisme crânio-sacré entraînant une dissymétrie du bassin.
  • Ainsi le traitement logique de ces scoliose doit s'intéresser à l'axe crânio-sacré, même si d'autres mesures thérapeutiques peuvent être très utiles (gymnastique corrective, kinésithérapie, techniques Mézières, etc.).Les attitudes scoliotiques sont très fréquentes et ne sont le plus souvent en elle-même ni graves ni inquiétantes, un suivi s'avère indispensable notamment avant la puberté et lors de la poussée de croissance correspondante, parce que si la scoliose doit dégénérer en scoliose grave, c'est à cette époque qu'elle le fera (la jeune pousse courbée).

La poussée de croissance de la puberté

La poussée de croissance impérieuse de la puberté, freinée de manière non symétrique pas des lésions (compression, rigidité) du mécanisme crânio-sacré ou de la colonne vertébrale, amène la colonne à se comporter comme un ressort que l'on comprime, c'est-à-dire aggraver les courbures physiologiques (lordose lombaire et cervicale, cyphose dorsale) à créer les courbures non physiologiques de la scoliose.
Or, bien entendu, rien ne peut arrêter la croissance. Ainsi, plus le temps passe, plus le phénomène s'amplifie, entraînant très rapidement une déformation structurale irréversible des corps vertébraux.

Scoliose et appareillage dentaire

Le phénomène scoliotique peut se trouver sérieusement aggravé par la pose d'un appareillage dentaire qui augmente la rigidité membraneuse du mécanisme crânien et rend la colonne moins apte à gérer les contraintes mécaniques qu'elle subit lors de la puberté.

Fleche-HautOstéopathie et appareillage dentaire


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On dit que l'ostéopathie peut faire quelque chose pour aider à redresser les dents et éviter les appareillages dentaire. Est-vrai ?

On pose des appareillages dentaires pour deux raisons essentielles :

  • fonctionnelle (avoir une occlusion la plus normale possible)
  • esthétique

Pour obtenir le résultat qu'il recherche, l'orthodontiste utilise des appareils correcteurs dont l'objectif est de placer et maintenir des contraintes mécaniques qui obligeront [1] les dents à s'aligner comme il le souhaite (selon les normes en vigueur). Jusque là, rien que de très logique.

  • Mais, la plupart des orthodontistes ignorent, ou même parfois rejettent carrément l'idée du concept crânien et de la mobilité des structures osseuses.
  • Si nous acceptons l'idée d'un crâne constitué de pièces articulées et mobiles, il devient évident que la pose de tout appareillage de contrainte rigidifie et altère le fonctionnement du système crânien et, par son intermédiaire, la mobilité fondamentale de toutes les structures du corps.
  • Il ne s'agit pas là de croyance, mais de perception : c'est la palpation entraînée de l'ostéopathe qui lui permet d'aboutir à cette conclusion.

Effets négatifs de l'orthodontie

De plus, les enfants traités en orthodontie manifestent souvent certain signes indiquant clairement que leur système corporel ne parvient pas à gérer les contraintes imposées par l'appareillage dentaire. Parmi eux citons les plus importants, parfois évidents :

  • maux de tête, sinusite,
  • attention dispersée, difficultés de concentration,
  • apparition ou aggravation de problèmes d'apprentissage scolaire,
  • instabilité caractérielle (nervosité, agressivité, sommeil perturbé),
  • douleurs corporelles diffuses (que l'on baptise souvent « douleurs de croissance »),
  • douleurs vertébrales,
  • apparition ou aggravation d'une scoliose, parfois grave.

Alors, doit-on proscrire toute utilisation d'appareillage dentaire ?

Pas si simple, évidemment et pour plusieurs raisons :

  • une correction ou une amélioration des alignements dentaires peut être vraiment nécessaire, voire indispensable,
  • une mauvaise occlusion peut avoir des conséquences préjudiciables à long terme pour la santé du corps entier,
  • l'aspect esthétique, s'il n'est pas vital, peut être suffisamment important pour que l'on s'en préoccupe.

Alors, que faire ?

  • Commencer par le commencement : si la dentition est mauvaise à cause d'anomalies de fonctionnement du mécanisme crânien, commençons par nous intéresser à ce mécanisme et tentons de l'améliorer, de le régulariser.
  • Hélas, cela n'est pas toujours suffisant, notamment lorsque les anomalies sont importantes et que l'enfant est déjà relativement âgé (les lésions sont fixées par la croissance).
  • Alors, recourons à l'orthodontie, après avoir libéré ou corrigé tout ce qu'il était possible de libérer. L'orthodontie n'en fonctionnera que mieux, puisque les structures crâniennes, relâchées, opposeront moins de résistance à la correction qui leur est imposée.
  • En même temps, suivons l'enfant, ostéopathiquement, pour aider son système corporel à s'adapter aux contraintes de l'appareillage.

Puis, lorsque l'appareil n'est plus nécessaire, revoyons l'enfant pour réharmoniser son système sans appareillage.

Un protocole qui fonctionne

Ce protocole, que j'utilise depuis déjà bien longtemps fonctionne plutôt bien. Il offre plusieurs avantages

  • il évite les « combats de coqs » entre praticiens (orthodontiste vs ostéopathe),
  • il aide efficacement l'enfant à supporter son appareillage dentaire,
  • il permet souvent (mais pas toujours) de gagner du temps sur la durée totale du traitement orthodontique,
  • il n'est pas particulièrement contraignant (on ne voit l'enfant que lorsqu'il en manifeste le besoin).

Bibliographie


[1] Estelle Vereeck : Orthodontie : halte au massacre

Fleche-HautL'ostéopathie dans la dyslexie


Vous avez classé la dyslexie comme faisant partie des signes évoquant une naissance difficile. L'ostéopathie peut-elle quelque chose pour ce problème ?

  • Rappelons que la dyslexie est une ifficulté d’apprentissage de la lecture, du langage écrit.
  • Rappelons également que l'ostéopathie ne soigne pas quelque chose, mais quelqu'un.
  • Dans ce contexte, on peut sans risque affirmer qu'il y a pas une dyslexie, mais plusieurs, correspondant à des histoires individuelles et des anomalies spécifiques (La dyslexie sur Wikipedia).
  • Rappelons également ce qui a été dit à propos de la maturation du système nerveux : lorsqu'une fonction ne se développe pas normalement au moment où elle devrait le faire, le système tente de créer des voies de détournement pour parvenir malgré tout à l'accomplir, nous appelons cela des compensations.

Découverte tardivement

  • Envisagée dans ce contexte, la dyslexie est souvent découverte tardivement par rapport à l'origine du problème (prénatal, ou néonatal).
  • Les adaptations mises en place sont donc « anciennes » et ont logiquement tendance à se perpétuer.

Supprimer la cause

  • Supprimer (quand cela est possible) simplement la cause ne suffit plus.
  • Il faut rééduquer. C'est le travail de l'orthophoniste.

Pluridisciplinarité

L'action de l'ostéopathe consistera à

  • améliorer le fonctionnement général du système corporel
  • libérer ce qui peut l'être au niveau du système crânien,

L'action de l'orthophoniste consistera à

  • aider l'enfant à recréer d'autres schémas de fonctionnement.

C'est encore une fois la pluri-disciplinarité qui peut le mieux aider l'enfant. Plusieurs intervenant agissant chacun dans son domaine et apportant chacun son aide.

Fleche-HautL'ostéopathie dans la trisomie 21


J'ai entendu dire que l'ostéopathie pouvait aider les enfants atteints de trisomie 21.Or, la trisomie est une maladie génétique, je ne vois pas ce que peut y faire l'ostéopathie. Qu'en est-il exactement ?

La trisomie, en effet, est un problème d'origine génétique. L'ostéopathie ne soigne donc pas la trisomie. Mais rappelez-vous : l'ostéopathie ne soigne pas quelque chose, mais quelqu'un ! Ainsi, elle peut vraiment aider l'enfant trisomique et notre expérience dans le traitement de ces enfants nous a permis de constater combien l'ostéopathie leur profite. Elle leur permet souvent

  • de se développer beaucoup plus rapidement et complètement que d'autres enfants atteints du même mal qui ne bénéficient pas de tels soins,
  • de développer des niveaux de compétence physiques et psychiques parfois étonnants, compte tenu de leur maladie,
  • d'être généralement plus vifs, plus éveillés, plus heureux de vivre.
  • Pour les parents, les bienfaits de l'ostéopathie ne font alors aucun doute !

Des associations d'aide

Il existe aujourd'hui des associations le plus souvent fondées et gérées par des parents d'enfants handicapés faisant appel aux services bénévoles d'ostéopathes pour traiter leurs enfants. Neuf d'entre elles utilisent le sigle EHEO (Enfant Handicapé, Espoir Ostéopathique). Elles accueillent des enfants présentant tous types de handicaps (autisme, IMC, trisomie, syndrome de Rett, etc.).

Fleche-HautL'ostéopathie et l'enfant handicapé


Dans le site, on parle un peu de l'enfant handicapé. Mais que peut bien faire l'ostéopathie pour un enfant qui le cerveau lésé (IMC), par exemple ? Le mal est fait et l'ostéopathe n'y peut rien...

Le terme « enfant handicapé » est trop imprécis, recouvre trop de réalités diverses pour servir de point de départ à une discussion pertinente. Il me semble plus convenable de parler d'enfants ayant des difficultés de développement.
Pour envisager les possibilités de l'ostéopathie rappelons que l'ostéopathie ne soigne pas quelque chose, mais quelqu'un et utilisons la distinction entre trouble fonctionnel et trouble organique.

Problèmes fonctionnels

Lorsque la difficulté est d'origine fonctionnelle, c'est-à-dire lorsque le système nerveux n'est pas lésé dans sa structure, l'ostéopathie est souvent très efficace parce qu'elle traite les dysfonctions mécaniques entravant l'harmonie de son développement et de son fonctionnement. Par exemple, il arrive souvent qu'un enfant ait des difficultés dans l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, parce que le crâne est « serré ». Le fonctionnement du système nerveux n'est pas optimum. La libération du mécanisme crânien permet souvent à ces enfants de vaincre la difficulté plus facilement.

Problèmes organiques

Le système nerveux peut, cependant, avoir été atteint dans sa structure, notamment par anoxie, c'est-à-dire privation d'oxygène, au moment de la naissance ou juste après, si l'enfant n'a pas respiré immédiatement. Dans ce cas, un certain nombre de cellules sont mortes. Le problème est organique. Or, au moment de la naissance, le système nerveux est complètement développé et le nombre de cellules nerveuses, définitif. Les cellules mortes ne seront donc pas remplacées, ce qui pourra entraver et altérer considérablement le développement psychomoteur de l'enfant, en fonction du nombre et de la localisation des cellules mortes (infirmité motrice d'origine cérébrale). L'ostéopathie ne sera sur ce point d'aucune utilité.

Aide au développement de compensations

En revanche, la maturation et l'entrée en fonction du système nerveux se faisant en réponse aux sollicitations psychosensorielles, on assiste parfois à un développement surprenant de l'enfant compte tenu des lésions connues du système nerveux.

  • L'organisme est en effet capable de compenser ses insuffisances.
  • Comme les lésions du système nerveux se sont produites très tôt, il est possible, dans une certaine mesure, de créer d'autres schémas de développement fonctionnels, malgré la destruction de certaines cellules.
  • La qualité de l'environnement au sein duquel évolue l'enfant, et la stimulation qu'il procure sont alors d'autant plus déterminants pour son développement psychomoteur.
  • Dans ces cas, l'ostéopathie, si elle ne soigne pas la source du problème, apporte une aide précieuse, car elle permet d'établir sur le plan fonctionnel les meilleures conditions possibles pour aider le développement de l'organisme.

Un travail pluridisciplinaire

  • L'ostéopathe devrait être intégré au sein des équipes spécialisées dans le traitement des enfants dont le développement psychomoteur est entravé. Il apporterait certainement une aide précieuse, parfois très importante.
  • Rappelons l'existence des  EHEO (Enfant Handicapé, Espoir Ostéopathique) qui accueillent des enfants présentant tous types de handicaps (autisme, IMC, trisomie, syndrome de Rett, etc.).